Le Niger veut-il construire des centrales nucléaires?
L’annonce est surprenante. Le Niger, riche en uranium, a annoncé vouloir développer un projet électronucléaire. Effet d’annonce ou vraie décision, il est encore trop tôt pour savoir. Mais le projet suscite déjà craintes et polémiques.
Elle a mal choisi le moment : en pleine crise nucléaire au Japon, la ministre nigérienne de l’Energie Djibo Salamatou Gourouza Magagi a ouvert un séminaire sur les risques et les avantages de l’énergie électrique d’origine nucléaire. Pour justifier ce choix, la ministre a déclaré que « aujourd’hui plus que jamais, la disponibilité de l’énergie en quantité suffisante et à moindre coût apparaît comme l’une des conditions primordiales pour le développement durable et le bien-être social de toute la nation ».
Le gouvernement nigérien met donc en avant les besoins en énergie de la population pour soutenir l’énergie nucléaire. Il faut dire que le pays est riche en uranium. Et que sa situation énergétique actuelle est catastrophique : seuls 8% des ménages ont accès à l’électricité.
Mais ce tournant énergétique du Niger n’en est encore qu’au stade de projet. Rien de concret n’a été réalisé. Et déjà, sur le web, les protestations fusent. « Le Niger a tout intérêt à développer des énergies propres comme le solaire », avance un internaute. « Je suis sceptique sur le bon fondement de cette démarche. La centrale coûte excessivement cher, et il faudra trouver assez d’eau pour refroidir les réacteurs... On a besoin d’énergie, mais à quel prix ? » s’interroge un autre internaute.
Les réticences vont de pair avec la crainte du terrorisme. Le Niger reste une zone très instable, notamment du fait d’une répartition très inégale des richesses générées par l’uranium. Il suffit pour cela de se souvenir de l’enlèvement des Français travaillant pour Areva, en septembre dernier. Difficile donc, de croire en la construction d’une filière électronucléaire au Niger, du moins tant que le pays ne sera pas plus stable politiquement.
Elle a mal choisi le moment : en pleine crise nucléaire au Japon, la ministre nigérienne de l’Energie Djibo Salamatou Gourouza Magagi a ouvert un séminaire sur les risques et les avantages de l’énergie électrique d’origine nucléaire. Pour justifier ce choix, la ministre a déclaré que « aujourd’hui plus que jamais, la disponibilité de l’énergie en quantité suffisante et à moindre coût apparaît comme l’une des conditions primordiales pour le développement durable et le bien-être social de toute la nation ».
Le gouvernement nigérien met donc en avant les besoins en énergie de la population pour soutenir l’énergie nucléaire. Il faut dire que le pays est riche en uranium. Et que sa situation énergétique actuelle est catastrophique : seuls 8% des ménages ont accès à l’électricité.
Mais ce tournant énergétique du Niger n’en est encore qu’au stade de projet. Rien de concret n’a été réalisé. Et déjà, sur le web, les protestations fusent. « Le Niger a tout intérêt à développer des énergies propres comme le solaire », avance un internaute. « Je suis sceptique sur le bon fondement de cette démarche. La centrale coûte excessivement cher, et il faudra trouver assez d’eau pour refroidir les réacteurs... On a besoin d’énergie, mais à quel prix ? » s’interroge un autre internaute.
Les réticences vont de pair avec la crainte du terrorisme. Le Niger reste une zone très instable, notamment du fait d’une répartition très inégale des richesses générées par l’uranium. Il suffit pour cela de se souvenir de l’enlèvement des Français travaillant pour Areva, en septembre dernier. Difficile donc, de croire en la construction d’une filière électronucléaire au Niger, du moins tant que le pays ne sera pas plus stable politiquement.
Auteur : Pauline CURTET
Date : 28-04-2011
Thématique principale : Energies